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[Ghana] Notre Quelque Part – Nii Ayikwei Parkes

“Ma mère me disait toujours qu’il est bon de terminer ce qu’on doit faire avant le départ du soleil; ainsi, son départ n’est pas la fin de la journée mais le commencement de la nuit.” Kayo – Notre Quelque Part

[Focus] Histoire d’un non-retour

« Echapper à l’Occident suppose d’apprécier exactement ce qu’il en coûte de se détacher de lui ; cela suppose de savoir jusqu’où l’Occident, insidieusement peut-être, s’est approché de nous ; cela suppose de savoir, dans ce qui nous permet de penser contre l’Occident, ce qui est encore occidental et de mesurer en quoi notre recours contre lui est encore peut-être une ruse qu’il nous oppose et au terme de laquelle il nous attend, immobile et ailleurs. » Valentin Yves Mudimbé.

[Nigéria] Children of Blood and Bone – Tomi Adeyemi

C’est en sentant pulser le sang dans ses veines et chacun de ses os craquer sous l’afflux d’énergie spirituelle, que Zélie Adebola découvre ce que cela coûte d’être dotée de Magie. Au Royaume d’Orïsha, Zélie est une adolescente vivant entourée de son père et de son frère aîné Tzain. Ce royaume fictif qui puise son inspiration dans l’histoire et la spiritualité Nigérianes et Yorubas*, connaît depuis toujours de forts clivages ethniques. 

[Focus] La littérature underground africaine – Partie 2

Il y a quelques jours, en plein milieu de la frénésie des fêtes de fin d’année, je publiais la première partie de mon focus dédié à la littérature underground* africaine (Oui je sais, drôle de façon de m’occuper). J’ai distingué deux principaux réseaux underground. Le premier est celui des ouvrages afrocentriques (Focus partie 1), et le second, que nous observerons aujourd’hui, concerne la paralittérature africaine moderne communément appelée « chronique« . Je vous vois d’ici rouler des yeux, mais oui, les chroniques africaines méritent amplement que l’on s’attarde sur elles 🙂 

[Focus] La littérature underground africaine – Partie 1

Nous connaissons tous l’attrait qu’ont les francophones pour les anglicismes. Over-booké, deadline, come-back, meeting, feedback font désormais partie du langage commun, au grand dam des académiciens en herbe et autres amateurs de la langue de Molière. L’expression « Underground » n’est d’ailleurs pas en reste! Underground, qui signifie en français « sous-terre » (ou « sous-terrain »), désigne un mouvement, une culture, une musique et des livres, qui se développent en marge des circuits formels, habituels et commerciaux. De la conception à la distribution, en passant par l’édition et la réalisation, musiciens, auteurs, peintres et artistes en tous genres se sont rejoints sur ce point: Parfois, ce qu’ils ont à partager ne peut être relayé par les médias et annonceurs mainstream*. (Oups! Encore un anglicisme!)

[Focus] Lire sans se ruiner (et en toute légalité :)

Si tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes*, l’accès à l’information, à la culture et à la littérature serait gratuit. En tout temps et en tout lieu. Mais ce n’est pas le cas. Du coup, je vais (tenter de) vous proposer des astuces pour lire toujours plus, en faisant des économies, que vous viviez en France, ou en Afrique subsaharienne – notamment au Gabon. (Thank me later!)

[Mali] Vieux lézard – Ousmane Diarra

« Croyez-moi donc, ne me croyez-pas. En tout cas, cette histoire, ce n’est pas celle de ma vie. Ma vie à moi n’a pas d’histoire. Vous n’en auriez que faire d’ailleurs. Puisqu’elle n’a rien d’originale, ma vie. »

Volcaniques: Une anthologie du plaisir – Sous la direction de Léonora Miano

Un adage populaire au Gabon soutient que pour gagner le cœur d’un homme, il faudrait passer par « le ventre et le bas ventre ». En d’autres termes, d’après la société ultra-patriarcale dans laquelle j’évolue, ce serait d’abord  par la cuisine et ses aptitudes au lit qu’une femme ferait la différence auprès de « son homme ». Pouah! Mon ulcère à l’estomac se développe alors que j’écris ces premières lignes.